La valeur vénale est la valeur à laquelle un bien pourrait être vendu, dans des conditions normales de marché, à une date donnée. Pour une succession, cette date est le jour du décès du défunt. Ce n’est ni le prix d’achat d’origine, ni le prix de remplacement à neuf (qui est utilisé pour l’assurance), ni le prix de rachat au poids du métal. C’est ce qu’un acheteur sérieux serait prêt à payer pour la pièce, à cette date précise, dans le canal de vente le plus adapté.
La différence avec les autres valeurs
La valeur vénale est généralement inférieure à la valeur d’assurance (qui inclut les frais de remplacement) et supérieure à la valeur de rachat au poids (qui ne prend pas en compte la signature ni la rareté). Pour une bague signée Cartier de 5 000 € achetée il y a vingt ans, la valeur d’assurance peut être de 8 000 €, la valeur vénale de 6 000 €, et le rachat au poids de 1 200 €. C’est la valeur vénale qui s’applique pour la succession.
Pourquoi cette précision compte
Si la déclaration retient une valeur trop basse, l’administration peut redresser et appliquer des pénalités. Si la valeur est trop haute, les héritiers paient des droits inutiles. Si la valeur est juste mais mal documentée, elle peut être contestée. L’expertise d’un cabinet d’expertise produit un document défendable qui sécurise toute la chaîne.